| I. Église Saint-Privat du Villard (Commune de Chanac) : L'église Saint-Privat du Villard, inscrite au titre des monuments historiques, se découvre sur le magnifique site fortifié du Villard, où demeurent les vestiges d'un donjon arasé et des anciens remparts. L'église est celle d'un prieuré-cure. Elle devient paroissiale en 1300. L'abside pentagonale semble être la seule partie romane de l'édifice de calcaire, le reste étant reconstruit en majeure partie et agrandi à partir de cette date. La dernière travée de la nef, le clocher-porche et l'escalier menant au clocher sont contemporains. Les chapiteaux de facture très simple sont figurés ou portent un décor végétal. Enfin le décor mural, restauré vers 1900, s'échelonne des XVIIe au XVIIIe siècles. On peut admirer dans les chapelles, la représentation de Saint-Privat (chapelle septentrionale) et d'une vierge à l'Enfant (chapelle méridionale) alors que, sur la voûte de l'abside, se découvre la sainte Trinité et les instruments de la passion du Christ, avec le coq du reniement de Saint-Pierre. Attention !! cette église n'est que très rarement ouverte au public. |
| VI. Église Saint-Pierre d'Allenc : Attention, cette église n'est pas toujours ouverte au public. L'église d'Allenc, classée au titre des Monuments historiques, devient propriété du chapitre cathédrale de Mende en 1123. Construite en granit des contreforts sud de la Margeride, elle présente la particularité d'être la seule parmi les trois églises du Gévaudan à plan tréflé à avoir conservé les trois "feuilles" de son chevet. Elle fut cependant en partie détruite pendant les guerres de Religion. A l'intérieur de l'édifice, les vestiges d'un beau décor du XVIIIe siècle, restauré entre 1987 et 1988, sont encore nettement visibles. Le décor devait illustrer le thème traditionnel du Christ en Majesté entouré des quatre évangélistes. De ce programme iconographique, il ne reste que les évangélistes représentés sur les reins des berceaux des travées de la nef. Deux beaux chapiteaux sculptés témoignent de la construction romane de ce sanctuaire et une pierre tombale sculptée se découvre dressée contre le mur occidental à l'intérieur de l'édifice. Son magnifique clocher-mur à deux étages flanqué d'une tourelle d'escalier date du XIXe siècle. |
| VII. Église Notre Dame de l'Assomption de la Rouvière (Commune de Pelouse). Attention, cette église n'est que très rarement ouverte au public. L'église de la Rouvière, classé au titre des Monuments historiques, est unie à la mense épiscopale en 1123 comme celle d'Allenc. Située à la jonction du granit et du calcaire, elle est bâtie essentiellement en calcaire et figure parmi les plus belles églises romanes du Gévaudan. Outre l'attrait architectural dû à son aspect fortifié, elle possède de très beaux chapiteaux sculptés extérieurs décorant son chevet. Le chapiteau le plus au sud illustre notamment une scène épique d'un guerrier combattant un monstre. A l'intérieur, un décor mural peint exceptionnel, daté du XVe siècle, orne la travée du chur. Le vieux thème du Christ en majesté entouré du Tétramorphe est représenté ici avec la donatrice de ce panneau mural. Cet ensemble cohabite aujourd'hui après restauration avec un décor plus récent du XVIIIe siècle figurant une colombe du Saint-Esprit à la voûte de la travée de chur. |
| IV. Église Saint-Julien-du-Tournel.
Cette église est pratiquement toujours ouverte au public. L'église de St-Julien du Tournel est classé au titre des Monuments historiques en 1931. Essentiellement construite en schiste, comme le château du Tournel, siège de la baronnie du même nom situé non loin de là, elle est l'un des plus beaux sanctuaires romans du Gévaudan. Son architecture intérieure est puissamment rythmé par le jeu des supports dont les chapiteaux simples sont le plus souvent sculptés de feuillages. A l'extérieur une frise de modillons sculptés de figures humaines, motifs géométriques, têtes animales, etc. court tout autour du sanctuaire. Le décor intérieur du monument se situe principalement dans les peintures murales datées des XVIIe-XVIIe siècles. Ce riche ensemble peint, entièrement décoratif et restauré fin des années 80, se compose notamment d'une nuée d'angelots et séraphins enveloppant la colombe du Saint-Esprit. Enfin, sa façade occidentale imposante est sommée d'un clocher-mur à deux baies. |
| III. Église Saint-Pierre de Lanuéjols.
Cette église est pratiquement toujours ouverte au public. Classé au titre des Monuments historiques, l'église de Lanuéjols, église d'un prieuré-cure, reste, malgré des adjonctions gothiques et la perte de son clocher initial un exceptionnel exemple d'architecture romane essentiellement bâtie dans le tuf local. Au XIVe siècle, l'ajout d'un faux collatéral au sud, formé par l'association de deux chapelles, modifie le plan initial e, croix latine. Outre le décor architectural typique du Gévaudan à l'époque romane d'arcatures en plein cintre retombant sur des colonnettes à chapiteaux, l'église présente de trés beaux chapiteaux sculptés ainsi qu'une frise de modillons de belle facture à l'extérieur de l'édifice. On peut voir dans l'édifice un héritage de l'architecture antique, peut-être issu du remarquable mausolée romain tout proche du sanctuaire. |
| V. Église Saint-Privat de Chadenet.
Attention, cette église n'est que très rarement ouverte au public. L'église de Chadenet mentionnée en 1258, conserve malgré les remaniements dus aux ravages des guerres de Religion une architecture intérieure simple et soignée. Bien qu'un crépis recouvre en majeure partie l'édifice, le bel appareil de pierres de taille en calcaire se découvre sur la nef et le chevet. Toujours à l'extérieur, une frise de modillons, le plus souvent sculptés, souligne la corniche. A l'intérieur, les colonnes engagées de la nef et les colonnettes de l'abside portent des chapiteaux sculptés. A l'époque moderne, on été ajoutées des chapelles sur la première travée de la nef ainsi que sur la travée de chur au sud. Le maître-autel du XVIIe siècle en bois sculpté, classé au titre des Monuments Historiques, orne le sanctuaire. L'église se pare d'un décor mural recouvert d'un badigeon en attendant d'être restauré. |
| II. Église Saint-Pierre de Cultures. Attention!!l'église n'est pas toujours ouverte au public. L'église de Cultures est rattachée au XIVe siècle à la mense épiscopale de Mende pour être, un siècle plus tard unie à la collégiale de Marvejols. Elle a subi plusieurs remaniements nettement visibles aujourd'hui, après les destructions des guerres de Religion. L'entrée de l'édifice se fait au sud, les bâtiments de l'ancien presbytère étant accolés à l'église à l'occident. Un beau décor gothique restauré orne l'édifice à l'intérieur. Il reste, malgré son caractère anecdotique actuel (il est fragmenté tel un puzzle) parmi les plus beaux du département pour la période. IL révèle que la voûte de la nef a été rebâtie avec les pierres même de l'édifice, mais sans respecter l'ordre du premier appareillage. Le thème du Christ de l'Apocalypse est ici évoqué. |