 |
L'histoire qui nous est connue débute, selon la tradition, au IIIe siècle.
A cette époque les habitants du Gévaudan
sont les Gabales et leur capitale civile semble être
Anderitum (Javols).
Les barbares alamans envahissent le
pays des Gabales qui se réfugient dans la forteresse
de Grèzes. Ne pouvant les soumettre, Chrocus, chef
des Alamans, demande à Privat de lui livrer son
peuple. Ce dernier, évêque des Gabales(selon
Grégoire de Tours), refuse cette ignominie, il
est alors martyrisé près des grottes du
Mont Mimat où il s'était retiré pour
prier.
Devenu un saint très réputé,
les pèlerinages vers son tombeau permettent à
la ville de se développer. |
Au Moyen Age, la situation géographique de Mende, carrefour entre
le Languedoc et l'Auvergne, favorise l'activité commerciale et artisanale
de la ville, elle devient une cité prospère et puissante.
Au Xe siècle, au plus tard, l'Evêché a son siège
à Mende. |
Au XIIe siècle, l'évêque Aldebert III du Tournel se
rend maître de la ville et l'entoure de remparts. Il fait hommage
au roi de France Louis VII.
Par cet acte, il obtient la bienveillance du roi, qui lui accorde dans une Bulle d'Or le pouvoir temporel
sur la ville.
Les évêques qui vont lui succéder vont étendre
leur zone d'influence, faisant ombrage aux rois de France...
En 1307, l'évêque et le roi signent l'acte de paréage
qui définit 3 territoires en Gévaudan, les terres du roi,
les terres de l'évêque et les terres communes (partagées).
L'évêque de Mende devient alors comte du Gévaudan, il
le restera jusqu'à la Révolution. |
|
| Mende devient une principauté ecclésiastique. |
|
 |
La ville va connaître de sombres heures pendant les guerres de religions.
Malgré la réforme protestante qui convertit une partie du
Gévaudan, Mende reste fidèle à la foi catholique.
Sa devise vient de là : "les ténèbres ne
m'ont pas envahi", son blason également : "le
soleil rayonnant".
En 1579, le capitaine huguenot Mathieu Merle s'empare de la
ville, décime le clergé, et en 1581 détruit
la cathédrale et sa prestigieuse cloche "François"
surnommée "La
non-pareille". |
|
 |
En 1721, la peste, venue de Marseille, franchit
les portes de la ville pour y mener sa funeste destinée...
Cette
terrible épidémie est une des causes de la destruction des
remparts en 1768, " pour que l'air circule mieux ". |
|
| Mende
devient chef-lieu de la Lozère à la Révolution. |
|
| Le XIXe, siècle contradictoire,
est le siècle du progrès. Mende est le premier chef-lieu de
département, en 1888 à obtenir l'éclairage électrique
public. |
| Le XIXe est aussi le siècle pendant
lequel la ville amorce sa lente descente vers l'oubli. L'industrie textile
décline, pour disparaître au XXe siècle. |
| |
| De nos jours... |
 |
La ville reste principalement le centre administratif du département.
Cependant, cette petite ville au charme provincial suranné surprend ceux qui la découvrent. Sans que l'on s'y attende, elle est rentrée
dans le XXIème siècle en gardant sa sérénité
; elle offre toutes les infrastructures des cités modernes en laissant,
à ceux qui le désirent, la facilité de les utiliser.
Elle commence à séduire de plus en plus de privilégiés.
La population est en augmentation depuis plus de dix ans, des universités
et autres centres de formations ont décidé de s'y implanter,
des industries non polluantes également.
Nous vous invitons à découvrir pourquoi les hommes ont choisi
ce site depuis des millénaires pour y inscrire leur histoire. |
|
|